REMACLE Christian - Un ami de lutte 
REMACLE Christian, Jean, Luc
Né a Liège le 4 juillet 1944-Ans
Jules Pirlot
Président de l'ASBL CArCoB.
Historien, professeur retraité
de l'enseignement...
Avec l'Espagne qui souffre... 
Paris-Brigades internationales 
Centre culturel de Welkenraedt 2013 
Reportage de Kike_Retrouvailles 2013  
Centre des Archives communistes en Belgique
Ouvrages publiés par Jules Pirlot :
 
Joseph JACQUEMOTTE
Julien LAHAUT
Ernest BURNELLE
Récit de Jules Pirlot à un ami de lutte
 
REMACLE Christian, Jean, Luc
Liège, le 4 juillet 1944 – Ans (arr. Liège, prov. Liège), le 13 juillet 2025
 
Né dans une famille nombreuse d’origine rurale catholique des environs de Vielsalm, installée à Liège, Christian Remacle perd, très jeune, son père agent des chemins de fer. Il est élevé par sa mère et sa grande sœur. Bon élève à l’école primaire, il commence ses études secondaires mais les abandonne à 16 ans. Il travaille successivement pour une société de crédit, pour Encyclopédisa Britannica puis comme chauffeur de camion et magasinier-livreur. Il accomplit son service militaire dans les blindés et est démobilisé en 1963. Ulcéré par l’écart entre son maigre salaire et les bénéfices de son patron, il cherche un autre emploi en 1976. Un ami d’enfance, Michel Lamontagne, président de la CGSP de la Ville de Liège le fait entrer  à la voirie. La même année, sous l’influence de Fernand Gourdin, communiste et responsable syndical au CPAS de Liège, il adhère au PCB.  Plus tard, Il visitera Cuba et l’URSS. Christian Remacle trouve sa vocation. Il mène une première action refusant l’usage de camions défectueux et dangereux. Il devient délégué syndical des éboueurs et obtient des aménagements de temps de travail vu la pénibilité du métier. Excellent orateur, il avait fait du théâtre amateur dans sa jeunesse, fin connaisseur autodidacte de la législation communale  et des statuts des services publics, il monte dans la hiérarchie syndicale. Il est détaché, en 1978, de son travail pour s’occuper du syndicat et du Comité de sécurité et d’hygiène. En 1982, il succède à Michel Lamontagne comme président intersectoriel de la CGSP-ALR de la Ville de Liège.  A cette époque, sur le 13 membre du comité intersectoriel, il y a 7 communistes. Les communistes dirigent aussi la délégation syndicale du CPAS et exercent une forte influence dans  la CGSP de l’Enseignement communal liégeois.
 
C’est à ce moment que la Ville est étranglée par le poids de sa dette et que s’ouvre une décennie de lutte acharnée pour la défense de l’emploi, des salaires  et des services publics. Les communistes ne lâchent rien. La CGSP ne signe aucun accord. Les grèves et les manifestations se succèdent avec des meetings sur la dalle de l’Îlot Saint-Georges. A certaine période, les immondices s’accumulent dans les rues, La police est du côté des grévistes c’est la gendarmerie qui affronte les pompiers et protège l’Hôtel de Ville. Les travailleurs excédés saccagent le Crédit communal et le siège local du PSC. Finalement le Conseil communal cède devant la pression  de l’Etat fédéral et de la Région wallonne : une solution aux problèmes de la dette contre le démantèlement des services publics dont la privatisation du service des immondices, le licenciement du personnel contractuel et la mise en disponibilité volontaire et même forcée des agents nommés. Une désindexation des salaires etc.
 
André Cools, ancien président du parti socialiste et ministre de l’intérieur de la Région wallonne orchestre l’anéantissement de l’influence communiste dans la CGSP. Il est animé par la volonté de privatisation des services publics au profit de sociétés de droit privé dominées par des administrateurs politiques. Cette orientation se poursuivra après son assassinat à propos  duquel Christian Remacle fut auditionné par la police.  On peut y voir l’origine  des scandales politico-financiers qui éclateront à Liège quelques années plus tard.
 
Dans ce climat, Christian Remacle est renvoyé à la voirie, exclu de la CGSP, inculpé d’incitation à l’émeute. Défendu par l’avocat communiste Jules Raskin, il obtiendra en appel, la suspension du prononcé, évitant ainsi la révocation.  Grâce à l’appui de socialistes de gauche, il sera même nommé brigadier au service de sécurité et d’hygiène.
 
Privé de ses mandats, il continue une action para syndicale.  Le bulletin Opinion-La Commune, édité  par les sections communistes de la Ville et de son CPAS est largement diffusé et informe les travailleurs.
 
Plusieurs actions en justice sont menées à l’instigation de Christian Remacle  avec l’avocat communiste Jean-Paul Brilmaker, et même en cassassions avec Cécile Draps avocate de tendance maoïste, pour condamner la Ville qui ne respecte pas la législation et se voie contrainte d’indemniser les travailleurs lésés ou de leur faire droit en matière de promotions et de nominations.
 
La ville reprend son souffle, les socialistes de gauche du groupe Perron qui avaient refusé les mises en disponibilité forcées, c’est-à-dire le licenciement d’agent nommés, dirigent le PS  liégeois. Le parti communiste, très affaibli ne compte plus sur le plan électoral. Avec l’appui de la section de Liège, mais contre l’avis de la fédération Christian Remacle se présente sur la liste socialiste, non pour siéger mais pour être associé au groupe qui prépare les conseils communaux. Il y exerce une influence certaine de 2000 à 2006. Mais cette situation crée une quasi scission parmi les communistes liégeois qui ne se résorbera qu’en 2012 avec la décision de soutenir les listes du PTB dans les communes et à la province et d’y présenter des candidats du PC.  Christian Remacle aide les nouveaux élus du PTB à analyser leur premier budget communal.
 
La  retraite le 1er mai 2004 l’a éloigné de sa base ouvrière. Il soutient alors l’Association culturelle Paul Renotte. La maladie qui finira par l’emporter le frappe une dizaine d’années  plus tard et le tient à l’écart de la vie politique
 
Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer est présent à se funérailles, avec le chef de file des socialistes de gauche l’ancien échevin Jules Jasselette.  Dans un message  Raoul Hedebouw président du PTB rend aussi hommage à ce militant qui se définissait comme un syndicaliste, membre du parti communiste.
 

Sources et bibliographie
 
- CArCoB, fonds Remacle -
- Robin BRUYERE, Travail syndical et influence du Parti communiste de Belgique, au sein de la FGTB liégeoise dans les années 1970-1980,
  mémoire de master en histoire, Université de Liège, 2017 (Prix du CArCoB)
- Le Dossier liégeois in Cahiers marxistes, n°190, mai-juin 1993
- Souvenirs personnels de l’auteur.
 

Jules Pirlot, Historiador. Copyright © generaciónlorca 2010
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