Generacionlorca a eu une entrevue avec Antonio Filardi. EN EL POZU MARIA LUISA
Non, pourquoi ? Ici, je me sens très bien. Ici, j’ai ma maison, mes enfants sont nés ici et mon épouse est décédée. Ici, je me sens heureux.
Santa Bárbara bendita, trailarai larai, trailarai Santa Bárbara bendita, trailarai larai, trailarai Patrona de los mineros, mira, mira Maruxina, Mira, mira cómo vengo yo, patrona de los mineros, mira, mira Maruxina, mira, mira cómo vengo yo. En el pozu María Luisa, trailarai larai, trailarai en el pozu María Luisa, trailarai larai, trailarai Dieciséis mineros muertos, mira, mira Maruxina, Mira, mira cómo vengo yo, dieciséis mineros muertos, mira, mira Maruxina, mira, mira cómo vengo yo. Qué importa categoríes, trailarai larai, trailarai qué importa categorías, trailarai larai, trailarai Quedaron en el testero, mira, mira Maruxina, Mira, mira cómo vengo yo. Quedaron en el testeru mira, mira Maruxina, Mira, mira cómo vengo yo. Traigo la camisa roja, trailarai larai, trailarai traigo la camisa roja, trailarai larai, trailarai De sangre d’un compañeru, mira, mira Maruxina, mira, mira cómo vengo yo. De sangre de un compañeru, mira, mira Maruxina, mira, mira cómo vengo yo.
Liège le 06 Juin 2010 Propos recueillis par Manuel Rodriguez
Les premiers jours chez un ami et ensuite dans une pension qui était face au club. « Le portugais », à cette époque je payais 560 Fb (€ 13.88) par mois pension complète. Ensuite je suis allé chez un Italien qui vivait près de la mine, c’était plus facile pour aller à pied tous les jours à la mine.
Imagine comme la clandestinité nous obligeait à garder le silence que même ma femme n’était pas au courant. La consigne était de ne rien dire du tout. En cette occasion-là nous écrivions des phrases qui demandaient la liberté de Justo López (le Parti avait peur que ce dirigeant ne soit exécuté comme Julian Grimau). Ensemble avec d’autres camarades, nous avons peints les murs de la ville pendant toute la nuit.
1963 arrivée à Liège de la famille Filardi-Alcaldecano
Antonio Filardi (30/03/1930)
Antonio, en quelle année es-tu arrivé à Liège ?
Calles San Roque Dos Torres (Cordoba)
Connaissais-tu quelqu'un ici à Liège ?
Avant qu’ils te donnent le logement où logeais-tu ?
Antonio, as-tu eu l’intention de retourner définitivement en Espagne ?
Tu as adhéré au Parti en 1963. Quel a été le moment qui t’a le plus marqué durant ta lutte ici à Liège ?
A Liège, il y avait quelqu’un avec qui j'avais déjà travaillé avant en Asturies. On le surnommait Peto. Un jour, il lisait le Monde Ouvrier. Je m’approchai de lui et je lui dis « tu n’en as pas un pour moi ? Peto me donna le sien et par la suite il me l’apportait. Plus tard quelqu’un, que l’on appelait José María, est venu vers moi. Il me proposa d’entrer au Parti. J’ai attendu que toute ma famille fut réunie, et quand la famille a été regroupée, j’ai adhéré au Parti. Très vite, on me nomma responsable de la cellule « Aurore ».
Nous avons porté à terme cette grève, parce que Franco voulait faire fusiller les membres du procès de Burgos. La grève se déroula dans l’église du Mont Saint Martin de Liège. Personnellement pour pouvoir y assister, j’ai dû demander une semaine de congé pour maladie. Je me souviens aussi d’une autre occasion ; le Parti nous avait demandé de sortir pour écrire des consignes sur les murs de la ville de Liège, des usines et sur les murs des rues les plus fréquentées.
L'émotion le gagne et Antonio continue. Je me rappelle comme si c’était aujourd'hui- même, le garde de la mine court après moi. Il m'appelle, non pas, par mon nom, mais par mon numéro matricule : êtes-vous le numéro 34 ? Oui je réponds je suis le numéro 34, il est arrivé quelque chose demandais-je ? Il me répondit qu’il y avait quelqu'un qui m’attendait à la porte. Moi qui été noir comme le charbon. Je me dirige vers la porte et là… surprise toute la famille m'attendait, un ami les avait conduit jusque là en voiture. Antonio ému lâche quelques « soupirs».
Il faut se faire une idée que nous étions dans une situation de clandestinité et que le travail de militant au P.C.E. était difficile. Le régime envoyait des espions au sein de l’immigration et nous étions tous « classés ». Mais cela n’empêchait pas la mobilisation. Mon souvenir le plus marquant fut ma participation à la grève de la faim. J’ai fait 76 heures de grève auprès d’autres camarades : Cayetano, Antonio Martínez, Jose Fernández (Diamina), Ramón García (el cristalero), Mario Lada, Amador et beaucoup d’autres.
Réunions de famille
Mais Antonio pourquoi es-tu parti d’Espagne ?
Quand arrivas ta famille ?
Antonio à quel moment es-tu entré en contact avec le club F.G.Lorca ?
Pozo Marialuisa el Entregro (Asturias)
Antonio devant la porte d'entrée de la mine St Nicolas à Liège (Belgique)
Une année avant d'émigrer pour Liège. El Entregro ville minière (Asturias)
Partir maintenant comme pensionné et devoir faire des voyages aller retour parce que tu laissé tes enfants et petits-enfants ici ! Aujourd'hui, je suis déjà intégré ici j'ai de très bonnes amitiés parmi les Belges. Non Je ne partirai plus d'ici.
Bon, après avoir donné notre accord, ma première question a été de savoir s’il y avait un logement pour ma famille. Il répondit : « Oui, nous avons des logements pour tous les deux et pour vos familles ». Parce que, s'il n'y avait pas de logement pour ma famille, je retournais de nouveau. Je suis parti d’'Allemagne, parce que là, ils ne nous donnaient pas de logement et je ne pouvais pas ramener ma famille, donc...! « Non, vous ne devez pas vous inquiéter, vous pouvez faire venir vos familles ».
Regarde, je suis parti d’Espagne un premier mai destination l’Allemagne, car mon beau-frère m’avait dit qu’il y avait du travail dans une fabrique. En Espagne, la situation allait de mal en pis suite aux grèves dans le puits « Maria Luisa ». Personne ne se sentait en sécurité, il y avait des arrestations, le travail était de plus en plus dur et il fallait travailler beaucoup d’heures pour gagner son pain. Imagine les tours de la vie ; je venais des mines del Entrego (Asturies) pour atterrir dans les mines de Liège. J’y suis resté jusqu’à quarante quatre ans et je suis parti à cause de la fermeture de la mine.
L’année 1974 quand la mine a fermé, nous sommes allés à l’école de l’ONEM et j’ai appris un nouveau métier ; je suis devenu maçon et de cette façon j’ai fini ma carrière jusqu’à la prépension, le 1 mars 1985.
Qu’as-tu fais quand la mine a fermé ?
Il fut ouvert en 1963.Aujourd'hui en 2010
Arrivés à la gare de Liège Guillemins, nous marchâmes ensemble jusqu'au club FG. Lorca. A cette époque, il se trouvait au pied du pont (Rue Pied du Pont des Arches). Nous fûmes reçus par des compagnons et en causant du pourquoi nous étions venus jusqu’ici, nous leur avions expliqué que nous cherchions du travail. Quelqu'un nous a donné l’adresse d’un prêtre espagnol de Liège et auquel nous avions rendu visite. Celui-ci nous dit : « ici, il n'y a pas davantage de travail, que celui des hauts- fourneaux ou les mines ». Personnellement, on m’avait parlé très mal des hauts-fourneaux, là-bas en Asturies. Moi, je suis parti de l’Entrego (Asturies) pour quitter la mine, en pensant travailler dans une usine ici et voici maintenant, que l’on me dit ou les hauts-fourneaux ou la mine. Alors je me suis décidé pour aller à la mine. « Comment est-ce-que j’allais retourner là-bas les mains vides ?» J’ai laissé toute la famille dans l’espoir d’améliorer notre niveau de vie et retourner les mains vides… Il ne me restait donc pas d’autre alternative que d’accepter le travail dans la mine !
Oui. Mon compagnon Rafael et moi, nous connaissions quelqu’un ici à Liège. On le surnommait « l’enfant de chœur » parce qu’il avait été enfant de chœur dans son village, là-bas en Andalousie. C’était le cousin de Rafael, mon compagnon de voyage.
Je suis parti de l’Entrego (Asturies) en direction de l'Allemagne vers la fin du mois de mai. Après cinq mois passés là-bas, vers la fin de novembre, j'ai entrepris le voyage pour Liège, avec un autre compagnon.
Rafaela y Antonio . Peu de temps avant leur départ vers el Entrego (Asturias)
Nous nous présentâmes aux bureaux de la mine de Saint Nicolas, accompagnés d'un interprète. A la question de savoir s'ils avaient du travail pour nous, il nous répondit que oui, qu’il y avait du travail et même beaucoup. Il nous demanda combien nous étions, parce qu'il était prêt à nous engager tous. (Antonio sourit en se rappelant cette anecdote de sa vie et de comment il a trouvé du travail à Liège).
El alma tengo partía, trailarai larai, trailarai el alma tengo partía, trailarai larai, trailarai Nun será l’últimu duelu, mira, mira Maruxina, Mira, mira cómo vengo yo. Nun será l’últimu duelu, mira, mira Maruxina, mira, mira cómo vengo yo. Unos dicen que ye Dios, trailarai larai, trailarai unos dicen que ye Dios, trailarai larai, trailarai Otros dicen non lo creo, mira, mira Maruxina, mira, mira cómo vengo yo. Otros dicen non lo creo, mira, mira Maruxina, mira, mira cómo vengo yo. El casu ye que ca poco, trailarai larai, trailarai el casu ye que ca poco, trailarai larai, trailarai La muerte llama a conceyu, mira, mira Maruxina, mira, mira cómo vengo yo. La muerte llama a conceyu, mira, mira Maruxina, mira cómo vengo yo.
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